Macross Plus

Macross Plus

Quoi ? Ils ont encore déplacé Evangelion ? À octobre ???!!! Non ! Et maintenant je regarde quoi, hein ? Macross Plus ? Mais Macross est d’un ennui mortel… bon, finalement ce n’est pas si mal, c’est même vraiment bien… c’est génial !!!!(Quelle vulgarité… – note de Goku)

C’est ce qu’a pensé l’auteur de ces lignes, et un tas d’autres gens, après avoir vu cette cassette : mais commençons par le début…

Macross Plus (immagine 1)

Isamu Dyson est un pilote de chasse dont l’inconscience est la raison de vivre, raison pour laquelle il est muté sur la planète Eden comme pilote d’essai de Valkyries (les chasseurs transformables en robots). Sur la planète, en effet, le ministère de la Défense s’apprête à remplacer les vieux chasseurs par des modèles de nouvelle génération : le YF-19, un appareil très maniable qui s’adapte à merveille aux besoins du pilote, et le YF-21, appareil semblable au précédent, mais qui exploite les ondes cérébrales pour voler, de sorte que l’appareil se comporte comme un prolongement de son propre corps (belle blague : devinez ce qu’il utilise pour le frein à main ? – note de Ryo)(Le pouce ? – note de Goku).

Macross Plus (immagine 2)

Inutile de dire qu’Isamu est affecté à l’équipe du YF-19, qui se retrouve ainsi à devoir affronter Gold Bornam, son ancien ami et ancien complice de virées sur Eden. Pour compléter ces retrouvailles s’ajoute Myung, vieille flamme des deux, arrivée sur la planète en tant que manager de la célèbre chanteuse virtuelle Sharon Apple. Au travers d’une série de flashbacks, on découvre que les trois étaient très proches dans le passé, mais qu’un épisode de violence assez flou contre Myung a fissuré leurs relations. Que peut-il bien s’être passé ? Peut-être qu’Isamu a tenté de violer Myung ? Peut-être qu’il l’a obligée à utiliser Windows ‘95 ? Et surtout qui est Sharon Apple ? La seule chanteuse générée par un Macintosh ? Non, attendez, noooon…

Macross Plus (immagine 3)

QUELQUES HEURES PLUS TARD

Maintenant que je me suis remis du lynchage de la rédaction à cause de ma mauvaise blague (moi, je l’aimais bien), nous pouvons continuer : dans le deuxième OAV, où l’on peut profiter d’un beau grand concert de Sharon Apple (je me demande si c’était sponsorisé par Microsoft ? OK, j’arrête…), on découvre que la chanteuse virtuelle n’a pas une intelligence artificielle parfaite, et exploite donc la voix et les ondes cérébrales de Myung, qui est encore très tendue à l’idée de revoir ses vieux amis. Pendant ce temps, la relation entre Isamu et Gold dégénère au point que les deux, se fichant de tout et de tous, se battent en utilisant les Valkyries qu’ils étaient en train de tester. Contre toute attente, c’est Gold qui l’emporte, tandis qu’Isamu, inconscient, est emmené à l’hôpital et confié aux soins attentionnés de Myung. Isamu n’est pourtant pas du genre à rester dans un lit, et il réussit à se faire sortir, évidemment en cachette, par Myung, avec laquelle il engage un dialogue dont je ne veux rien dire pour ne pas trop révéler de l’intrigue. Passons maintenant à la dissection (quelle horreur ! – note de Goku) de cet excellent produit. Je dois dire que, comme je l’ai déjà dit, j’étais parti assez prévenu, alors que je dois maintenant admettre que je me suis trouvé devant l’une des meilleures séries d’OAV que j’aie jamais vues : les ressemblances avec les anciennes séries Macross s’arrêtent aux Valkyries, à la présence d’une chanteuse et à l’incroyable vaisseau spatial géant transformable qui donne son titre à la série, pour le reste, elle se présente comme une histoire qui accroche tout de suite le spectateur (WDIM dit qu’il est invraisemblable que 3 personnes qui vivent dans la galaxie se retrouvent en même temps sur la même planète, mais lui seul peut être assez âne pour prendre en compte ce qui est une exigence de scénario).

Macross Plus (immagine 4)

Excellent character design de Masayuki, complètement différent de celui de Mikimoto (qui avait réalisé celui des séries précédentes), merveilleusement mis en valeur par une très belle colorisation pleine de nuances et d’ombres bien calculées. À prendre sûrement en considération aussi, les animations en images de synthèse, qui ne font pas du tout pâle figure et s’intègrent parfaitement à l’animation traditionnelle (même si pas toujours). Mais la mention d’honneur revient sans aucun doute à la splendide bande originale, écrite par Yoko Kanno (auteure aussi de la splendide musique d’Escaflowne) et exécutée par l’Orchestre philharmonique d’Israël, sûrement l’une des meilleures que j’aie jamais entendues (après avoir écouté « Voices », le générique de début du premier OAV, vous serez d’accord avec moi), qui vaut à elle seule l’achat conjoint de l’OAV et du CD (pas très difficile à trouver). Deux dernières considérations : félicitations à Polygram pour le doublage (on est à un haut niveau), un peu moins pour le prix : 32 000 lires pour 35 minutes d’animation (et non 45 comme c’est écrit sur la pochette) m’ont semblé excessives, il aurait mieux valu mettre les deux premiers OAV sur une seule cassette. Voilà…

Publié dans: Site web : Tiphares01

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